C'était plus qu'il n'en fallait

C'était plus qu'il n'en fallait
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Tu calmes mes névroses contre le temps,
épanouis de me regarder te chercher
dans mes silences.

Mais s’en était assez.
On s’est aimé
sans s’évader.

Comment revenir à cet endroit
où tout me mène à tes silences,
s’assourdissant contre le temps ?
Il ne s’arrête plus,
les dimanches.

Céline disait :
c’est triste les gens qui se couchent,
c’est triste les gens qui se couchent.

Puis je m’évadais toujours plus
dans ma raison d’être.

Le regard de l’être aimé,
la douceur d’une parole abîmée,
les yeux doux
d’un amour incompris.

Le soleil,
si le vent s’en va
et n’a rien à raconter.

Qu’il est facile,
le silence de l’amour et d’ennui,
l’oubli du lendemain
sans le cri
d’un amour liquide.

liquide d’une vie à courant unique,
l’unique sens
d’un matin pluvieux,
la pluie qui donne place
à ton regard heureux.

Aller sans but et sans détour,
retour à la simplicité
de l’abondance et l’ignorance,
l’innocente main tendue dans l’âme,
l’âme d’un jour
qui n’est plus là.

Il est beau d’oublier
quand rien n’est là,
l’effondrement interne et mélodieux,
c’est l’apprentissage
d’une vie animée
par l’animation
qui ruine sans cesse l’esprit,
sans contrôle d’un danger
à se reconstruire
dans la pudeur.

C’était plus qu’il n’en fallait.
_

Tom Colaux

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